Pourquoi cette profession me passionne ?

Oui, comme beaucoup d’entre vous certainement, j’ai aimé les animaux dès ma plus tendre enfance. Du chien de ma nourrice aux poneys, en passant par les lapins, autruches et poissons rouges, tous les animaux présentaient pour moi un intérêt unique, à chaque fois renouvelé. Je ne pouvais m’empêcher de les approcher, les toucher, et tenter de communiquer avec eux.

Leur peur primitive de l’humain me semblait irraisonnée, tant je croyais en la bonté sincère de l’humain envers tout animal. Ce n’est qu’en grandissant que j’ai compris que pour leur propre survie , ils avaient intérêt à rester méfiants vis à vis de l’homme.

Le biologiste allemande Jakob Von Uexküll, a développé l’idée que chaque animal, de la limace à l’homme, invente la connaissance propre de son monde, son Umwelt. C’est précisément cela que je cherche à comprendre, à percevoir par le biais de mon métier. J’ai donc étudié les chevaux, puis les chats et les chiens de manière éthologique.

Il s’agit de connaitre leur fonctionnement en état de liberté, dans la nature pour comprendre comment il agissent entre eux et vis à vis de leur environnement de manière “normale”. J’ai ensuite appris les manières de dépasser la frontière de leur langage.

La source du problème de la communication se résume en un choix de fonctionnement dirigé à l’envers : ” apprendre le français à un animal ?” ou “apprendre à un humain la langue de l’animal ?”.

Le second choix s’est avéré bien plus efficace et source de réel partenariat inter espèces. Enfin il s’est agi pour moi de pouvoir aider le plus grand nombre d’animaux possibles grâce à ce que j’avais appris des particularités de ces animaux.

Le métier de comportementaliste animalier s’est imposé à moi de manière évidente dès lors que sa formation fut dispensée en France. J’ai suivi un cursus de 2 ans et ai pu rencontrer mes premiers clients.

J’avais déjà utilisé mes méthodes avec les chevaux avec succès et espérait beaucoup de ma nouvelle profession. Celle-ci, fort méconnue encore, n’a pas encore évolué en France. J’ai cependant pu mener de nombreuses séances à domicile à Paris. Chacun de mes clients m’a permis d’avoir un suivi du problème pour lequel ils consultaient. Ils sont satisfaits de voir les changements attendus dans les comportements de leur chat ou chien dès la première séance.

C’est à chaque fois pour moi un nouveau challenge, que de se projeter dans la vie d’un être, qui ne peut s’exprimer par des mots pour délivrer son message à ses proches. Leur dire ce qu’il attend d’eux pour se sentir mieux et ne plus avoir de comportement troublé. Lorsque j’apprends qu’ils vivent à nouveau heureux avec leurs propriétaires, je suis sincèrement ravie, apaisée d’avoir compris leur souffrance .

Je ne stigmatise pas les clients, ils sont acteurs de la thérapie comportementale à mettre en place, et sans leur collaboration et leur demande explicite, je ne pourrais rien faire. Leur volonté de traiter avec délicatesse et professionnalisme la psychologie de leur animal est déjà remarquable, leur envie de faire mieux est sincère , je les oriente donc vers de bonnes pratiques pour les aider dans cette démarche.

J’aime cette profession atypique, car plus j’avance et plus mon expérience s’enrichie de nouvelles situations, à chaque fois différente et de nouvelles solutions à adapter pour remettre un chat ou un chien au meilleur de son potentiel.

lévriers


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